Merci pour ce partage d'une réflexion sur une configuration dynamique de régulation des égos. Cette approche montre que l'équilibre peut être exogène, non provenant d'egos pacifiés mais d'égos tenus, contenus et contraints par une architecture relationnelle vivante. De ce fait nous sommes dans une harmonie orchestrée et non une harmonie incarnée. Pour des collectifs immatures, ils sont des béquilles nobles, une géométrie de survie, mais sont ils l'aboutissement ? L'étape suivante ne serait elle pas que chaque ego cesse d'avoir besoin d'être équilibré par l'extérieur, parce qu'il s'est aligné de l'intérieur ? Encore faut il que l'alignement existe ? Si cela est possible alors les structures tombent d'elles-mêmes et la cohésion devient rayonnement, non maintien. Ce jour là, les Darumas seront peut être remplacés par les Arpenteurs ;-). Au plaisir de lire une de tes prochaines productions et longue vie aux Darumas, tant qu'ils sont nécessaires.
Merci pour la justesse de ton retour que je reçois comme un déplacement plutôt que comme une contradiction, et c’est sans doute le signe que nous regardons le même objet depuis deux altitudes complémentaires.
Tu as raison sur un point essentiel : une harmonie purement orchestrée demeure dépendante de l’architecture qui la rend possible. Elle n’est pas incarnée, et donc pas permanente. En ce sens, elle ne peut constituer un aboutissement. L’harmonie incarnée, celle d’un ego aligné de l’intérieur, suffisamment juste pour ne plus avoir besoin d’être tenu de l’extérieur, me semble en effet l’horizon le plus désirable (non comme état figé, mais comme capacité dynamique).
Mais là où je te rejoins pleinement, c’est que cet horizon ne peut être présupposé. Il doit être préparé.
Les Daruma ne me semblent pas être une alternative à l’incarnation, mais une architecture transitoire, assumée comme telle. Une géométrie de survie, mais aussi, peut-être une géométrie d’apprentissage. Une forme qui compense une immaturité réelle, tout en offrant un champ où l’ego peut expérimenter concrètement ce que signifie être tenu sans être nié, contenu sans être écrasé, ajusté sans être humilié.
Là où l’ego n’est pas encore capable de s’aligner seul, l’orchestration n’est pas une faiblesse morale, mais une nécessité anthropologique. Et peut-être même une pédagogie, soit une manière pour l’ego d’intérioriser, par résonance et répétition, ce qu’il ne pourrait produire spontanément.
En ce sens, je ne vois pas l’harmonie orchestrée et l’harmonie incarnée comme deux états opposés, mais comme deux régimes complémentaires d’un même processus évolutif. L’une tient quand l’autre n’est pas encore possible. Et l’autre devient possible parce que la première a tenu suffisamment longtemps.
Tu as raison sur un point, le jour où l’alignement intérieur sera suffisamment stable, les structures tomberont d’elles-mêmes. La cohésion deviendra rayonnement, non maintien. Et alors, peut-être, les Daruma céderont la place aux Arpenteurs, non par remplacement brutal, mais par obsolescence douce parce que leur fonction aura été intégrée.
Donc longue vie aux Daruma, non parce qu’ils seraient idéaux, mais parce qu’ils sont nécessaires tant que l’harmonie ne peut encore être portée de l’intérieur.
Merci pour ce partage d'une réflexion sur une configuration dynamique de régulation des égos. Cette approche montre que l'équilibre peut être exogène, non provenant d'egos pacifiés mais d'égos tenus, contenus et contraints par une architecture relationnelle vivante. De ce fait nous sommes dans une harmonie orchestrée et non une harmonie incarnée. Pour des collectifs immatures, ils sont des béquilles nobles, une géométrie de survie, mais sont ils l'aboutissement ? L'étape suivante ne serait elle pas que chaque ego cesse d'avoir besoin d'être équilibré par l'extérieur, parce qu'il s'est aligné de l'intérieur ? Encore faut il que l'alignement existe ? Si cela est possible alors les structures tombent d'elles-mêmes et la cohésion devient rayonnement, non maintien. Ce jour là, les Darumas seront peut être remplacés par les Arpenteurs ;-). Au plaisir de lire une de tes prochaines productions et longue vie aux Darumas, tant qu'ils sont nécessaires.
Merci pour la justesse de ton retour que je reçois comme un déplacement plutôt que comme une contradiction, et c’est sans doute le signe que nous regardons le même objet depuis deux altitudes complémentaires.
Tu as raison sur un point essentiel : une harmonie purement orchestrée demeure dépendante de l’architecture qui la rend possible. Elle n’est pas incarnée, et donc pas permanente. En ce sens, elle ne peut constituer un aboutissement. L’harmonie incarnée, celle d’un ego aligné de l’intérieur, suffisamment juste pour ne plus avoir besoin d’être tenu de l’extérieur, me semble en effet l’horizon le plus désirable (non comme état figé, mais comme capacité dynamique).
Mais là où je te rejoins pleinement, c’est que cet horizon ne peut être présupposé. Il doit être préparé.
Les Daruma ne me semblent pas être une alternative à l’incarnation, mais une architecture transitoire, assumée comme telle. Une géométrie de survie, mais aussi, peut-être une géométrie d’apprentissage. Une forme qui compense une immaturité réelle, tout en offrant un champ où l’ego peut expérimenter concrètement ce que signifie être tenu sans être nié, contenu sans être écrasé, ajusté sans être humilié.
Là où l’ego n’est pas encore capable de s’aligner seul, l’orchestration n’est pas une faiblesse morale, mais une nécessité anthropologique. Et peut-être même une pédagogie, soit une manière pour l’ego d’intérioriser, par résonance et répétition, ce qu’il ne pourrait produire spontanément.
En ce sens, je ne vois pas l’harmonie orchestrée et l’harmonie incarnée comme deux états opposés, mais comme deux régimes complémentaires d’un même processus évolutif. L’une tient quand l’autre n’est pas encore possible. Et l’autre devient possible parce que la première a tenu suffisamment longtemps.
Tu as raison sur un point, le jour où l’alignement intérieur sera suffisamment stable, les structures tomberont d’elles-mêmes. La cohésion deviendra rayonnement, non maintien. Et alors, peut-être, les Daruma céderont la place aux Arpenteurs, non par remplacement brutal, mais par obsolescence douce parce que leur fonction aura été intégrée.
Donc longue vie aux Daruma, non parce qu’ils seraient idéaux, mais parce qu’ils sont nécessaires tant que l’harmonie ne peut encore être portée de l’intérieur.